Lundi 1 décembre 2008
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A la suite de la publication de l'ouvrage du même nom publié par Robert Sutton aux Editions Vuibert, le CJD-Paris se fixe ce nouvel et ambitieux objectif au cours de sa séance plénière du 1er décembre.
Pour poursuivre le débat, consulter le blog Objectif zéro-sale-con, quelque peu promotionnel mais où on
retrouve quelques histoires vécues en entreprise. Malheureusement, l'anonymat de bien des témoignages minore la portée des propos.
Nous reviendrons sur cette tendance éditoriale actuelle de dénonciation des comportements en entreprise.
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Dimanche 30 novembre 2008
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17:47
A l'heure où les partenaires sociaux entament la dernière ligne droite de leur négociation portant sur la réforme de la formation professionnelle, le thème de la
dernière étape du tour de France de l'ANDRH : La formation tout au long de la vie : quel enjeu pour l’entreprise ? était pour le
moins d'actualité.
Dans le débat et les échanges de la première partie, Vincent Merle rappelait que la formation s'inscrivait "nécessairement dans un système complexe". Mais la
tonalité générale était synthétisée par Michel Théry constatant dans l'accumulation des réformes au fil des alternances politiques, un déséquilibre d'une part, entre les intentions du législateur
et/ou des partenaires sociaux, toujours louables et orientées vers la dimension qualitative de la formation professionnelle et d'autre part la priorité donnée dans la pratique des entreprises à
la gestion et la dimension quantitative pour ne pas dire financière de la question.
Et d'ailleurs, si la formation professionnelle était à ce point reconnue comme d'importance stratégique et de développement par les entreprises et leurs comités de
direction, il ne serait nécessaire, ni de légiférer aussi régulièrement comme on le fait en France - et d'une manière exceptionnelle d'ailleurs par rapport aux autres pays, ni d'obliger les
entreprises à consacrer une partie de leur masse salariale au développement des compétences.
Préoccupation qui devrait donc plus s'inscrire dans une logique d'investissement ou de préservation des emplois et moins dans une problèmatique de "tuyauterie" pour
reprendre un terme utilisé à plusieurs reprises au cours des échanges.
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Mercredi 26 novembre 2008
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C'est en ces termes qu'une ouvrière interrogée ce matin par France Inter, exprimait ses inquiétudes et celles de ses collègues en cette période de chomage technique
à l'usine de Poissy (voir également un article des Echos).
Ce qui se dit autour de la machine au café ou dans les vestiaires, les meilleures expressions de la démotivation ou des inquiétudes des salariés, voilà ce qui est
le plus difficile sans doute à recueillir dans les fonctions managériales ou pire peut-être, dans les fonctions Ressources Humaines. Ce que cette ouvrière livre à un micro de journaliste, il
n'est pas dit qu'elle puisse le dire au sein de son entreprise (par pudeur, manque de temps ou de moyen).
Alors qu'une fois exprimée, cette inquiétude est déjà un peu moins pesante.
C'est incontestablement un des facteurs du stress dans l'entreprise : ne pas pouvoir évoquer ce qui préoccupe l'esprit à propos de son travail. Autrement dit quand
il existe un "déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres moyens pour y faire face" selon la
définition du stress que propose l'agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.
Pourtant l'entreprise n'a pas vocation à se transformer en lieu d'accueil psychologique.
Incontestablement, les solutions restent à inventer...
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Lundi 24 novembre 2008
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Une étude très instructive de l'INSEE sur l'évolution du coût du travail en France
"Entre 1975 et 2004, le coût horaire du travail est passé en métropole de 3,40 à 28,70 euros en euros courants, sur un champ partiel qui recouvre une grande partie du secteur marchand
(industrie, construction, commerce et activités financières - définitions - graphique ). En euros constants (de 2004), il a crû de 13,10 à 28,70 euros, c'est-à-dire qu'un
salarié coûte, en moyenne et en termes réels, 2,2 fois plus en 2004 que 30 ans auparavant
En parallèle, la productivité horaire apparente du travail a été multipliée par 2,3. De ce fait, le coût salarial par unité de
valeur ajoutée produite a donc diminué de 5,5 % en 30 ans."
Jeudi 20 novembre 2008
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L’Assemblée nationale a adopté le 4 novembre dernier en première lecture, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.
Parmi les quelques mesures proposées par le projet, le report de 65 à 70 ans, d'âge de mise à la retraite d'office d'un salarié à l'initiative de l'employeur.
Néanmoins, il semblerait qu'une nouvelle fois,les réactions se situent davantage sur le terrain idéologique (sur l'air du "démontage de modèle social français") que sur celui du commentaire
éclairé.
L'apparition d'un nouveau plafond à 70 ans marque naturellement les esprits comme nouvelle frontière symbolique, mais l'âge légal de départ à la retraite est toujours de 60 ans. Surtout, le
projet de loi, offre la possibilité au salarié de travailler au-delà de 65 ans, ce qui reste effectivement une petite révolution, mais soumise à son approbation. Plus précisément, chaque année au
delà de 65 ans, l'employeur devra interroger le salarié concerné, par écrit, sur ses intentions quant à sa retraite. Si le salarié souhaite continuer à travailler, l'employeur ne pourra pas
procéder à sa mise à la retraite pendant un an, et ce pendant 4 ans, soit jusqu'à 70 ans.
Il est à noter que le projet initial ne comportait aucun limite d'âge. Celle-ci fut introduite à la demande expresse de la CGPME.
Car il semble évident que parmi les points qui devraient alimenter le débat autour de la retraite à 70 ans, le plus important concerne la question du management des
seniors et avec lui, celle de la motivation et de la gestion des carrières de cette même tranche d'âge. Il faut bien reconnaître en effet, que le plus souvent, l'objet des négociations entre les
salariés les plus âgés et leurs DRH porte sur leur départ et ses modalités. Et que bien souvent également, la négociation est prise à l'initiative de l'employeur, ce qui explique d'ailleurs la
requête de la CGPME.
A titre d'exemple, nous citerons François Davy, PDG d'ADECCO, qui est par ailleurs une des entreprises participant à l'opération "bonnes pratiques seniors" lancée
dans le cadre du plan emploi seniors, qui vient d'annoncer la suppression de 600 emplois en s'engageant à ne faire "aucune préretraite ni aucun départ contraint de salariés de plus de 45 ans".
Précision bien utile tant les pratiques habituelles ont ancré dans les esprits un lien naturel entre Plan social et départ des plus âgés.
Habitude qui n'est pas pour rien dans le si faible taux d'emploi des seniors en France. (pour rappel de 37,6 % pour la tranche d'âge 55-64 ans).
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