Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 17:25


C'est en ces termes qu'une ouvrière interrogée ce matin par France Inter, exprimait ses inquiétudes et celles de ses collègues en cette période de chomage technique à l'usine de Poissy (voir également un article des Echos).


Ce qui se dit autour de la machine au café ou dans les vestiaires, les meilleures expressions de la démotivation ou des inquiétudes des salariés, voilà ce qui est le plus difficile sans doute à recueillir dans les fonctions managériales ou pire peut-être, dans les fonctions Ressources Humaines. Ce que cette ouvrière livre à un micro de journaliste, il n'est pas dit qu'elle puisse le dire au sein de son entreprise (par pudeur, manque de temps ou de moyen).

Alors qu'une fois exprimée, cette inquiétude est déjà un peu moins pesante.


C'est incontestablement un des facteurs du stress dans l'entreprise : ne pas pouvoir évoquer ce qui préoccupe l'esprit à propos de son travail. Autrement dit quand il existe un "déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres moyens pour y faire face" selon la définition du  stress que propose l'agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.


Pourtant l'entreprise n'a pas vocation à se transformer en lieu d'accueil psychologique.

Incontestablement, les solutions restent à inventer...

Publié dans : Brèves
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