A l'heure où les partenaires sociaux entament la dernière ligne droite de leur négociation portant sur la réforme de la formation professionnelle, le thème de la dernière étape du tour de France de l'ANDRH : La formation tout au long de la vie : quel enjeu pour l’entreprise ? était pour le moins d'actualité.
Dans le débat et les échanges de la première partie, Vincent Merle rappelait que la formation s'inscrivait "nécessairement dans un système complexe". Mais la tonalité générale était synthétisée par Michel Théry constatant dans l'accumulation des réformes au fil des alternances politiques, un déséquilibre d'une part, entre les intentions du législateur et/ou des partenaires sociaux, toujours louables et orientées vers la dimension qualitative de la formation professionnelle et d'autre part la priorité donnée dans la pratique des entreprises à la gestion et la dimension quantitative pour ne pas dire financière de la question.
Et d'ailleurs, si la formation professionnelle était à ce point reconnue comme d'importance stratégique et de développement par les entreprises et leurs comités de direction, il ne serait nécessaire, ni de légiférer aussi régulièrement comme on le fait en France - et d'une manière exceptionnelle d'ailleurs par rapport aux autres pays, ni d'obliger les entreprises à consacrer une partie de leur masse salariale au développement des compétences.
Préoccupation qui devrait donc plus s'inscrire dans une logique d'investissement ou de préservation des emplois et moins dans une problèmatique de "tuyauterie" pour
reprendre un terme utilisé à plusieurs reprises au cours des échanges.